Destinée à un poste de fonctionnaire dans l’administration après un DEUG 2 en économie obtenu au sein de l’université Félix Houphouët Boigny d’ Abidjan, Edith BROU- têtue et passionnée de technologie –  déferle sur le web et s’impose aujourd’hui de plus en plus… L’une des pionnières du community management, top 50 des personnalités qui font la Côte d’Ivoire… En 2012, elle décroche le poste de Digital Manager à People Input , une agence digitale africaine où elle exerce depuis maintenant trois ans. Interview exclusive…

  • EB (2)Hello Edith parlez-nous du community management et de comment est né votre passion pour le web ?

Le community management,  c’est l’action de gérer une communauté sur les réseaux sociaux mais c’est également le fait de gérer et améliorer l’identité numérique d’une marque sur ces mêmes plateformes digitales.
Au quotidien, un community manager assure une création de contenu et anime les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, Pinterest mais aussi LinkedIn pour le réseau B2B). Il faut répondre aux interrogations et aux attentes de la communauté, assurer un minimum de service clients, proposer des nouveaux contenus et des découvertes sympas, proposer des concours.
La communication coule dans mes veines. J’ai toujours voulu faire des études en communication mais mes parents trouvaient qu’il n’y avait aucun débouché, que ça ne rapportait pas un sou. Alors que c’était ma passion.
En 2006, j’ai commencé à bosser comme responsable clientèle et business developper pour les maisons de Production audiovisuelle Dogon Production et par la suite Bogolan Distribution.
C’est de mon ancien boulot de responsable clientèle chez Dogon Production, que l’envie de blogguer m’est venue.
En 2009, J’ai donc créé un blog L’Actu Web d’Edith qui au départ était très généraliste, puis par la suite je me suis complètement axé sur le volet actualités web, high-tech et mobile.
Ensuite en 2010, j’ai été recrutée par le Groupe AOS pour travailler à son département Assist-Web comme Chef de projet web et community manager ; puis en février 2011, mon amie de lycée, Mlle Amie Kouamé et moi avons co-crée le 1er magazine en ligne féminin www.ayanawebzinecom et enfin j’ai assuré l’implantation de la filiale ivoirienne de l’agence digitale africaine People Input dont je suis –depuis 2012- la Digital Manager.
Je suis aussi, la vice-présidente de l’ABCI (Association des Blogueurs de Côte d’Ivoire) et trésorière du réseau des professionnels de la presse en ligne (REPPRELCI).

  • Selon vous, quel est le genre dominant dans le milieu du web et du community management ?

En Côte d’Ivoire, particulièrement les hommes.

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  • Quelles sont les actions menées par Edith en vue d’attirer plus de femmes dans le milieu du web en Côte d’Ivoire ?

Je participe à diverses conférences et ateliers dédiés aux jeunes filles au cours desquels – en tant que mentor – je m’applique à partager avec elles, mes expériences, mon parcours et l’avantage d’intégrer les métiers du web. Le dernier en date auquel j’ai participé – avec 4 autres mentors femmes- était celui de l’association de jeunes filles AHIMAN. Le thème était : ” Modèle, mentorat, coaching, bien s’entourer pour mieux réussir.” Au début du mois d’octobre 2015, je participerai au ” Female Techcamp ” à Bassam pendant 3 jours, c’est un projet de l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire.  Il  est organisé en partenariat avec Akendewa pour soutenir l’intérêt croissant des jeunes filles et femmes  ivoiriennes pour les technologies de l’information et de la communication. Le thème du camp est : «Les TICs: moyens d’autonomisation de la jeune fille».
Il sera articulé autour du triptique : INNOVER, IMPACTER, AGIR.    
EB

  • Enumérez les difficultés auxquelles vous avez été confrontée dans ce milieu ainsi que les difficultés courantes…

Je pense que la plus grosse difficulté est de convaincre des entreprises et des marques de nous laisser gérer leur identité numérique. Une autre difficulté et non des moindres, trouver des ressources qualifiées dans le domaine du community management.

  • Et puis pour terminer, étant l’une des premières personnes en Côte d’Ivoire à avoir testé le système d’exploitation pour mobile ‘Firefox OS’ de Mozilla Corporation depuis maintenant 4 mois, votre appréciation et selon vous quelles sont les perspectives liés au lancement du Smartphone ‘Le Klif de Orange ‘ en Côte d’Ivoire ?

C’est une excellente opportunité pour Firefox de conquérir le marché africain avec ce téléphone low-cost. Il est simple d’utilisation et j’aime bien son interface épurée. Les jeunes développeurs africains ont l’occasion de faire leurs preuves sur le Klif.

Merci !

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Written by Manuela Kouadio